casse-toi-pov-con_135_102.jpg Sa réponse fut classique :

«J'entends les manifestants et ceux encore plus nombreux qui ne manifestent pas».

Mis à part un bidule, nommé comité de suivi des mesures annoncées lors du sommet social du 18 février 2009, le pouvoir de droite n'a rien cédé. A peine a-t-il menacé de mesures le Medef...

Nul doute que Parisot sortira de son sac un nouveau code déontologique sur les rémunérations de ses ouailles comme elle le fit récemment pour les parachutes dorés... avec succès !

Cette pique en direction du Medef est une annonce dilatoire qui ne trompe personne de la part d'un 1er ministre qui de son côté ne se prive pas de supprimer en masse des emplois dans le secteur public, notamment dans les hôpitaux et l'éducation...

Comme le soulignent Juan et Slovar, la droite conduit une politique en faveur des puissants, des riches et des adhérents du Medef.

Ce clientélisme est tellement indécent en ces temps de crise que des élus de droite demandent l'abrogation du bouclier fiscal !

Contrairement à Peuple.net, nous pensons que ces manifestations furent un succès. Certes, la droite n'a pas cédé. Il lui en faudra plus. Mais, la mobilisation grossit à mesure que les injustices deviennent insupportables. Les salariés du privé rejoignent désormais ceux de la fonction publique.

Malgré les efforts de la cellule de communication du gouvernement, dont le budget a augmenté de 292 % en 2009 (de 5,7 millions d’euros à 22,4 millions d’euros), non seulement le pouvoir ne berne plus la population sur l'orientation de sa politique, mais encore il démontre que ses choix politiques relèvent du dogmatisme idéologique.

Sarkozy, le premier, environ depuis deux mois et la mobilisation gagnante des Guadeloupéens, a perdu la main. Ses tentatives pour imposer des sujets d'actualité et manipuler l'opinion publique, en revenant sur les thèmes de la sécurité avec son plan de communication contre les bandes ou des baisses d'impôts, ont fait pschitt malgré la complaisance des médias.

L'heure est au social.

L'aveuglement et la cécité de la droite peuvent conduire à des formes de radicalisation marginale ou générale de la mobilisation... N'est-on pas aujourd'hui arrivé au constat que les grèves de 24 heures ne suffisent plus, quand bien même le rapport de forces penche du côté des syndicats ouvriers ?

Aussi, en l'absence d'issue politique très proche, aussi bien avec le pouvoir droit dans ses bottes qu'avec une gauche vampirisée par un PS englué dans son Manifesto, le risque serait que certains basculent dans l'action violente. La droite n'attend que ça.

Seule la grève générale reconductible semble le seul moyen pour contraindre la droite à négocier.