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Parmi les supposés progrès apportés par le travail dominical, l'UMP sous-entend qu'il serait mieux rémunéré qu'un jour ouvré...

On sait que le travail dominical demeure, fort heureusement l'exception à la règle.

Ainsi, le Miroir social nous informe que certaines entreprises bénéficient d'une dérogation de droit à l'instar du parc Disneyland Paris depuis 1992.

Cette information prouve déjà que le droit du travail n'est pas si rigide que l'affirment les néo-libéraux orthodoxes de l'UMP et du Medef puisqu'il prévoit des exceptions...

1992, c'est François Mitterrand à l'Elysée, le Traité de Maastricht, Bernard Tapie au gouvernement, René Monory président du Sénat, Pierre Bérégovoy 1er ministre, Michel Rocard candidat naturel du PS aux européennes...

1992, le dimanche devient un jour comme un autre chez Mickey Picsou...

On dit merci à qui ? Au législateur...

Les salariés ne bénéficient d'aucune compensation le dimanche et ne sont pas mieux rémunérés qu'un autre jour de la semaine.

Ainsi donc, les entreprises qui bénéficient d'une dérogation permanente en raison de leur secteur d'activité (par exemple le tourisme) ne sont pas contraintes de mieux rémunérer leurs salariés...

Que feront les entreprises si le dimanche devient un jour ouvré, et le travail dominical la règle ?

Elles feront comme Disneyland Paris...

Aucune compensation salariale... Aucune pour ce qui s'apparente à une séquestration patronale qui prive le salarié de loisirs dominicaux, de moments en famille :

"Un salarié qui travaille 40 dimanches par an sans compensation depuis 1992.Si les dimanches étaient payés double, il bénéficierait de 2 mois de salaires supplémentaires par an. En ne percevant aucune rémunération compensatrice pour la contrainte, le salarié a donc fait cadeau à l'entreprise de 17X2 = 34 mois de salaire, c'est à dire presque trois ans de salaire complet."

A lire la suite de cet excellent article (ici) du Miroir social...