Peillon a fait savoir dimanche que la présence de Royal à sa petite sauterie politique n'était pas appréciée en déclarant que l'ancienne candidate « ne pourra pas nous faire gagner »

Cette sortie contredit les déclarations du même Peillon, datant du 16 janvier 2009, en ligne chez Intox 2007, dont voici quelques extraits :

Ensemble, nous avons incarné un espoir (...) Les très nombreux militants socialistes, les femmes et les hommes de gauche (...) attendent désormais de nous que nous maintenions et renforcions la volonté d'une transformation en profondeur du socialisme français, de sa doctrine, de son projet, de ses pratiques. Nous avons donc le devoir d'inscrire notre action dans la durée. Renforcer les liens qui nous unissent, mutualiser nos pratiques, approfondir nos réflexions (...) Le site "L'espoir à gauche" est celui de toutes celles et de tous ceux qui veulent, avec nous, mener à bien ce travail.

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Paroles, paroles... Le courant de Royal qui a faili l'emporter au congrès de Reims vient d'exploser en trois fractions avec Royal, Peillon et Valls. C'est Pierre Bergé qui doit avoir mal de tête pour miser sur le bon cheval !

Ce qui est frappant dans le conflit Peillon-Royal, à l'instar des autres guéguerres opposant des apparatchiks "socialistes", c'est la domination des égos et l'absence de tout débat d'idées.

La fête dijonnaise est d'ailleurs l'archétype de la réunion bidon, permettant de rassembler des leaders, un peu sur le retour, en vue de préparer les alliances contre nature de demain et la candidature de l'organisateur de la sauterie...

Pas étonnant que des militants socialistes rejoignent les Verts ou le Parti de gauche...