Il s'agissait d'une des premières luttes contre le travail dominical, après l'entrée en vigueur de la loi Maillié, qui démontrait, comme le relevait d'ailleurs O. Bonnet, que la notion de volontariat est un argument néo-libéral, et non la réalité sociale.

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Après une longue procédure, mercredi 21 septembre, le groupe de hard discount a été condamné à verser 40.000 euros de dommages et intérêts à chacun des trois salariés pour préjudice moral et un rattrapage de leur indemnité de licenciement [1] :

"Le conseil des prud'hommes a considéré qu'assimiler le refus de travailler le dimanche à une faute était un abus de pouvoir de la part d'Ed. (...) Ces salariés n'étaient pas capricieux. Ils travaillaient déjà le samedi et avaient des plannings chargés mais travailler le dimanche les empêchait tout simplement d'avoir une vie familiale"[2]

Une décision encourageante en ces temps difficiles...

Notes

[1] on peut relire deux courts billets : au chômage pour refus de travail dominical et Chez Carrefour, on positive ou pas...

[2] L'Humanité - Travail du dimanche : l'enseigne ED condamnée