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Pas étonnant que de nombreux citoyen-ne-s ne se reconnaissent plus dans ce système, et que certains se détournent de la politique : même pas certain que la recette homéopathique du non cumul des mandats, même dans le temps, suffise.

Il faudrait probablement instaurer le tirage au sort pour envoyer un nombre conséquent d'élus au Parlement qui auraient les mêmes pouvoirs que les élus issus des élections. Si chaque citoyen-ne risque de devenir élu-e, cela peut l'inciter à s'intéresser à la politique.

A priori, le tirage au sort semble farfelu, mais réfléchissez à ces circonscriptions où l'étiquette PS ou UMP suffit à se faire automatiquement élire. Pensez également à ces élus qui sont une honte pour la République tant dans leur expression que dans leur comportement.

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Foutue époque avec cette démocratie confisquée par les classes supérieures qui agissent pour leurs intérêts particuliers au détriment de l'intérêt général, où la France et l'Europe n'ont jamais produit autant de richesses alors que leurs peuples subissent une régression sociale qui tend à les conduire à un niveau de vie antérieur à celui de l'entre-deux guerres.

L'oligarchie et le patronat ont pris le pouvoir via des instances non élues telles que le FMI, la BCE ou la Commission européenne. Prenons l'exemple de la BCE : elle n'est contrôlée par aucune instance élue et ses membres sont issus de l'oligarchie. Sa seule mission consiste à éviter l'inflation qui est le pire cauchemar des classes privilégiées qui détiennent la rente et le capital.

Le Pacte budgétaire accentuera encore la captation par l'oligarchie des richesses produite par le peuple aux motifs fallacieux d'équilibre budgétaire et de réduction de la dette publique (cf. L'invention de la dette). Le pouvoir d'instances non élues sera étendu jusqu'à sanctionner les Etats qui ne respecteront pas les règles dogmatiques du TSCG.

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Triste époque où un pouvoir qui se réclame de la gauche (sic) renie ses principes et ses engagements, en particulier celui de renégocier le pacte budgétaire de son prédécesseur de droite, et qui s'apprête à le faire voter en catimini par le parlement sans consulter le peuple.

Quand le peuple n'est pas consulté sur des textes essentiels qui engagent son présent et son avenir et qui limitent sa souveraineté, avec pour seule perspective moins de démocratie et l'austérité à perpétuité, il ne lui reste plus qu'à descendre dans la rue pour faire entendre sa voix.

C'est pourquoi, nous devons manifester en masse dimanche 30 septembre contre le TSCG.

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