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dimanche 7 mars 2010

Non à la banalisation du travail du dimanche !

En Ile-de-France, les militant-e-s de la liste Ensemble pour des régions à gauche diffusent un tract intitulé : Non à la banalisation du travail du dimanche !

En septembre dernier, (ici même), on s'étonnait que le maire de Paris ait mis en place un groupe de concertation pour étudier la création de nouvelles zones de travail dominical.

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jeudi 22 octobre 2009

La France, pays de la préférence nationale

  • "Parce qu'à prononcer vos noms sont difficiles
  • Y cherchait un effet de peur sur les passants
  • Nul ne semblait vous voir Français de préférence" (L'affiche rouge, Aragon)

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dimanche 2 novembre 2008

résistance

graffresistance.jpg Un petit pochoir en provenance du XVIIIème arrondissement, rue Francoeur...

Résistance, un mot qui se prête bien à l'époque, encore faudrait-il que le 1er parti d'opposition soit conscient que sa mission consiste en partie à cela...

mardi 27 mai 2008

le mort qu'il faut (Jorge Semprun)

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Républicain Espagnol réfugié en France, étudiant le jour à la Sorbonne, militant communiste et résistant du MOI la nuit, Jorge Semprun est déporté à Buchenwald. Dans son malheur, il a chance d'être dans l'un des seuls camps où les déportés politiques, notamment communistes, ont réussi à occuper au fil des mois les postes stratégiques.

Dans l'univers concentrationnaire, les nazis déléguaient un certain nombre de tâches aux déportés qu'ils sélectionnaient. L'organisation clandestine de Buchenwald a permis de sauver des militants communistes et des résistants en leur confiant des tâches moins ingrates.

C'est par le biais de ce réseau de résistance qui occupe les postes clés du camp, que Semprun apprend qu'une note de la Gestapo en provenance de Berlin s'intéresse à lui. Généralement de telles notes ne sont pas annonciatrices de bonnes nouvelles pour celui qui en est l'objet.

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vendredi 9 mai 2008

Journal (Hélène Berr)

Helene.Berr.jpg Nous parlerons de ce livre au présent, tant il symbolise la vie. Une vie assassinée arbitrairement et brutalement et pourtant, ces pages accomplissent, le mot est mal choisi, le miracle de redonner vie à Hélène Berr (1921 - avril 1945), une brillante étudiante parisienne, agrégative d'anglais.

Son journal débute le 7 avril 1942, quelques semaines avant l'obligation du port de l'étoile jaune. Les premières pages peuvent paraitre au lecteur bien insouciantes, n'évoquant quasiment pas l'Occupation. Hélène Berr nous conte une vie heureuse, pleine, intéressante, celle d'une jeune femme qui s'ouvre à l'amour, qui est passionnée par ses activités estudiantines et musicales, son bénévolat à la bibliothèque de la Sorbonne, qui dévoile ses sentiments par rapport aux siens, qui narre ses weekends à la campagne...

Et puis, le 29 juin 1942, elle évoque incidemment, quasiment de manière anecdotique, l'étoile jaune, ce qui pour le lecteur, avec les connaissances actuelles, est incroyable. Mais au fil des pages, à mesure que les mesures antisémites et la pression de l'occupant nazi s'intensifient, on découvre une Hélène Berr engagée pour libérer son père déporté à Drancy, sauver des enfants dont les parents ont été déportés. Une femme intelligente, clairvoyante, analysant parfaitement les ressorts de l'infernale machine qui broie des vies humaines, et très consciente du sort qui l'attend. Une femme d'action et de réflexion qui ne cède pas à la haine.

Le journal s'arrête le mardi 15 février 1944. Transférée avec sa famille à Drancy, déportée à Auschwitz puis à Bergen-Belsen, elle décédera en avril 1945, juste avant la libération du camp. Au cours de cette lecture, nous nous sommes souvent arrêtés pour lire et relire certaines phrases. Alors, pour inciter à lire ce journal et accessoirement terminer ce billet, plutôt que d'employer des superlatifs, nous proposons ces quelques citations de Hélène Berr :

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